Perte importante pour Lafarge, mais objectifs maintenus

Une reprise de la demande attendue
Le fabricant de matériaux de construction a annoncé mardi une perte nette de 117 millions d'euros au premier trimestre, pratiquement le double d'il y a un an, mais anticipe une reprise de la demande de ciment sur le reste de l'année qui lui permettra d'atteindre ses objectifs.
« Les volumes sont en baisse en raison d’un hiver long en Europe et en Amérique du Nord et d’un nombre de jours ouvrés moins élevé. Une interruption de la production en Algérie pendant 10 jours, aujourd’hui résolue, et une pénurie de gaz en Egypte, pour laquelle le Groupe s'emploie activement à trouver des solutions, ont amplifié cette tendance », précise Lafarge dans un communiqué.
Les prix augmenteront en 2013
Les marchés émergents restent le principal moteur de croissance de la demande. « Lafarge en bénéficiera grâce à la qualité et à la très bonne diversification géographique de ses actifs », poursuit le communiqué. Les prix augmenteront sur l’année 2013, et l’inflation des coûts devrait se poursuivre, mais à un rythme plus modéré qu’en 2012.
Le montant perçu au titre des désinvestissements s'élève à 132 millions d'euros au cours du trimestre, et intègre une partie des produits de la cession des actifs au Royaume-Uni et des carrières de granulats en Géorgie aux Etats-Unis. La cession de l’activité en Ukraine porte à 1 milliard d'euros le montant des cessions sécurisées sur lesquelles 600 millions d'euros ont été perçus à ce jour.
Des projets à l’international
« Nous continuerons à saisir les opportunités de croissance (avec) des projets d’augmentation de capacité sur des sites existants - dégoulottage ou construction de nouvelle ligne - dans des marchés émergents tels que l'Inde ou l'Irak, ou encore en Amérique du Nord », déclare le groupe. Autres projets : l’expansion de la cimenterie d'Exshaw près de Calgary (Canada) et la rénovation du site de Ravena (USA) qui approvisionne le marché new-yorkais.
LP