Si le projet se concrétise, le nouveau stade de Milan sera opérationnel en 2031

Où joueront les deux clubs de football phares de Milan d’ici quelques années ? La question reste en suspens pour le moment, même si la situation semble doucement se décanter. Le projet d’un nouveau stade de 71 000 places, lancé conjointement par les deux clubs milanais, est sur la table.
Selon des documents publiés le 25 mars par les autorités locales, les deux clubs milanais tablent sur un début des travaux « dans la seconde partie de 2025 » pour des débuts opérationnels en 2031 et un point final au projet en 2035. Ce dernier comprend la démolition partielle de l’actuel San Siro et son redéveloppement. Le coût de ce projet est estimé à 1,2 milliard d’euros.
La municipalité de Milan a publié mardi un appel d’offres publics « pour vérifier l’existence d’éventuelles propositions mieux-disantes par rapport à celle soumise par l’Inter Milan et l’AC Milan ».
Pour l’achat de l’actuel San Siro, qui appartient à la ville de Milan, et du parking le jouxtant où ils veulent construire leur nouveau stade, l’Inter et l’AC Milan ont fait une offre de 197 millions d’euros.
Un stade chargé d’histoire qui n’est plus dans l’ère du temps
Les deux clubs lombards sont donc prêts à tourner le dos à près de 100 ans d’histoire. Le stade Giuseppe Meazza, autre nom donné à San Siro, héberge le club de l’Inter depuis 1947. Son rival historique a lui joué son premier match dans l’enceinte mythique en 1926.
Mais ce stade iconique, souvent comparé à « une cathédrale de béton », a fait son temps et n’est plus adapté aux besoins des spectateurs comme des clubs qui veulent accroître leurs recettes tirées de l’exploitation des stades.
Le projet d’un nouveau San Siro avait déjà été lancé en juillet 2019, avec d’être avorté en raison de la lenteur du processus administratif, de l’opposition de riverains et de différents politiques. Depuis, ils ont exploré la possibilité de construire chacun un stade, en grande périphérie de Milan, avant de relancer la piste San Siro.
Jérémy Leduc (avec AFP)
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