Un appel à candidatures pour lutter contre les logements vacants
Il y a près d'un an, le gouvernement annonçait un plan de lutte contre les logements vacants. L'Insee les estimait à plus de 200 000 dans le parc privé, et notait une augmentation de leur nombre ces 30 dernières années.
Pour y remédier, le ministère souhaitait créer une cartographie de la vacance en France, notamment pour identifier, trouver des explications à ce phénomène, et enfin inciter les propriétaires à mettre leur bien sur le marché de la location.
En effet, si la vacance de logements s'explique plus facilement dans les campagnes et petites villes, le ministère notait que le phénomène se retrouvait également dans les zones tendues.
Parmi les raisons les plus souvent avancées par les propriétaires : la difficulté à trouver des aides pour rénover un bien dégradé, la crainte des impayés, ou encore la peur de dégradations.
Identifier les propriétaires et les inciter à mettre leur bien en location
Les collectivités locales intéressées, qu'elles soient situées en zone tendue ou détendue, ont jusqu'au 26 février inclu pour candidater. Si elles sont retenues, elles bénéficieront, dès le mois de mars, d'un accompagnement méthodologique, d'échanges de bonnes pratiques et de la mise en place de partenariats avec les acteurs déjà mobilisés.
Elles auront également accès à la cartographie et aux données LOVAC (croisement de fichiers fonciers et fiscaux) sur les logements vacants et leurs propriétaires, et à la solution numérique « Zéro logement vacant » pour « repérer, contacter et convaincre les propriétaires de logements vacants », puis suivre la remise sur le marché de ces biens inoccupés. Des crédits supplémentaires pourraient également être débloqués pour l'ANAH afin de financer des études.
« Remettre sur le marché ces logements participe à la création d'une offre abordable complémentaire au parc social, dans une politique plus économe en espace et contribue à la rénovation énergétique amplifiée dans le cadre du plan de relance », souligne notamment le ministère dans son communiqué.
Rappelons que MaPrimeRénov' est désormais accessible à tous les propriétaires, y compris aux bailleurs, pour les inciter à entreprendre des rénovations énergétiques.
Claire Lemonnier
Photo de une : Adobe Stock