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Greenspan espère une reprise des marchés d'ici 6 à 12 mois

Publié le 24 décembre 2008

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L'ancien président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Alan Greenspan envisage une reprise des marchés dans six à douze mois, dans une tribune parue vendredi dans l'hebdomadaire britannique The Economist.
Greenspan espère une reprise des marchés d'ici 6 à 12 mois - Batiweb
Revenant sur la crise du crédit qui sévit depuis 2007, M. Greenspan, qui présidé la Fed de 1987 à 2006, estime qu'actuellement "les marchés sont étouffés par un degré de peur inconnu depuis le début du 20ème siècle". Mais "la nature humaine étant ce qu'elle est, nous pouvons compter sur une inversion du marché, avec un peu de chance, d'ici six mois à un an", estime-t-il. M. Greenspan note par ailleurs "qu'actuellement les investisseurs craintifs demandent un coussin de capital bien plus gros avant de prêter, sans garantie, à tout intermédiaire financier". Il estime que "lorsque le capital des banques se sera finalement ajusté aux impératifs actuels du marché, il pourrait atteindre ses plus hauts niveaux en 75 ans, au moins temporairement". "Et ce n'est pas exagérer que d'en déduire que ces niveaux plus élevés deviendront la base d'un nouveau système de régulation", assure-t-il.

Ses calculs, basés sur la réponse des taux de prêts interbancaires aux aides publiques aux banques, et dont il souligne qu'il s'agit "d'approximations très sommaires", lui permettent de déduire que, désormais, les investisseurs exigent "un ratio de capital de 14% plutôt que les 10% qu'on rencontrait mi-2006". M. Greenspan estime par ailleurs que "l'utilisation des crédits publics doit être temporaire". Pour permettre le retrait de cet argent public, il estime que "la source de capital privé la plus crédible serait une restauration partielle des quelque 30.000 milliards de dollars effacés cette année sur les marchés d'actions". Il note aussi "l'importance de l'immobilier américain pour le retour de la stabilité financière mondiale". Il estime que ces prix "se stabiliseront probablement l'an prochain".

M. Greenspan estime cependant "qu'avant même que les liens entre les banques, les autres institutions financières et les entreprises non financières soient pleinement rétablis, il faudra commencer à défaire les crédits et garanties d'Etat massifs mis en place durant la crise, et estimés maintenant à 7.000 milliards de dollars". "Les raisons économiques de le faire sont assez claires, mais les raisons politiques d'assécher un tel soutien, et de manière opportune, ça c'est bien autre chose", conclut-il.

Laurent Perrin (source AFP)

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