Greenspan espère une reprise des marchés d'ici 6 à 12 mois

Ses calculs, basés sur la réponse des taux de prêts interbancaires aux aides publiques aux banques, et dont il souligne qu'il s'agit "d'approximations très sommaires", lui permettent de déduire que, désormais, les investisseurs exigent "un ratio de capital de 14% plutôt que les 10% qu'on rencontrait mi-2006". M. Greenspan estime par ailleurs que "l'utilisation des crédits publics doit être temporaire". Pour permettre le retrait de cet argent public, il estime que "la source de capital privé la plus crédible serait une restauration partielle des quelque 30.000 milliards de dollars effacés cette année sur les marchés d'actions". Il note aussi "l'importance de l'immobilier américain pour le retour de la stabilité financière mondiale". Il estime que ces prix "se stabiliseront probablement l'an prochain".
M. Greenspan estime cependant "qu'avant même que les liens entre les banques, les autres institutions financières et les entreprises non financières soient pleinement rétablis, il faudra commencer à défaire les crédits et garanties d'Etat massifs mis en place durant la crise, et estimés maintenant à 7.000 milliards de dollars". "Les raisons économiques de le faire sont assez claires, mais les raisons politiques d'assécher un tel soutien, et de manière opportune, ça c'est bien autre chose", conclut-il.
Laurent Perrin (source AFP)