Logement: 3 nouvelles mesures anti-crise
hier trois mesures permettant de "sécuriser" les accédants à la propriété
victimes de la crise économique, ou ceux qui veulent devenir propriétaires
mais qui sont "tétanisés" par la montée du chômage.

Pour rassurer les locataires désireux de devenir propriétaires, le CNH suggère de généraliser la souscription d'une assurance spécifique contre le chômage pour les emprunteurs immobiliers (avec un taux de 0,3% à 0,4% du capital emprunté pour un plafond de cotisation de 800 euros par an pour un ménage) car actuellement seulement 10% d'entre eux ont souscrit à un tel dispositif. La solution suggérée est d'intégrer cette cotisation annuelle dans le plafond des charges d'emprunt donnant doit au crédit d'impôt sur les revenus, étalé sur les cinq premières années d'amortissement du prêt accordé pour la résidence principale. Le coût fiscal de ce deuxième dispositif est estimé, en régime de croisière, entre 150 à 200 millions par an.
Filet de sécurité
Enfin, le CNH propose l'instauration d'un "filet de sécurité" pour les accédants qui souhaitent marquer une "pause" dans les remboursement de leurs emprunts si, victimes d'une baisse sensible de leurs ressources, ils veulent éviter de vendre "dans les pires des conditions", au moment où les prix du marché immobilier sont en train de baisser. Le ménage désirant faire une "pause" présenterait, avec l'accord de sa banque, son dossier à une "société de portage" qui se substituerait à lui pour une durée maximum de trois ans. La société de portage achèterait le bien avec une condition suspensive, "le retour à meilleur fortune et la reprise du projet d'accession", et louerait le domicile à l'accédant pendant ce temps. Cinq mille ménages pourraient être concernés par an. "Il aura loupé son accession à la propriété mais au moins il ne sera pas ruiné", souligne M. Mouillart. Le CNH est une instance consultative placée auprès du ministre du Logement.
Laurent Perrin (source AFP)