Si ce n'avait pas été les "subprimes", cela aurait été autre chose

"C'est le niveau de la dette, pas l'origine géographique de celui qui la finance, qui provoque des tensions" dans le système financier, a-t-il relevé, en référence aux spéculations sur les conséquences d'un moindre appétit des investisseurs étrangers pour les titres de dette américains. En dépit de la crise des "subprimes", M. Greenspan a estimé que l'industrie financière américaine était "extraordinairement efficace" pour canaliser la maigre épargne nationale vers les secteur productifs.
"Cette ingénierie financière est globalement positive, mais, comme cela arrive pour tous les nouveaux produits, certains ratent". "Certains produit (financiers) vont disparaître de la scène. On les a essayé et ça a raté", a noté M. Greenspan, en soulignant que cela pourrait être le sort des obligations adossées à des titres hypothécaires "subprimes". Le pourcentage de crédit hypothécaires à risque faisant l'objet de titrisation est maintenant tombé à zéro, alors qu'il était monté à près de 20%, a-t-il noté.
M. Greenspan a par ailleurs pronostiqué que les fonds d'investissements crées par certains états pour valoriser leurs importantes réserves financières, appelés fonds "souverains", pourraient échouer. Leurs promoteurs "ont une vision fausse de ce qui est possible" s'ils espèrent réaliser des rendements comparables à ceux du secteur privé. "Il y aura une déception dans ces fonds et ce sera au final un échec". "Quand vous introduisez le copinage dans les principes économiques, la qualité des performances chute dramatiquement", a-t-il relevé.