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Accidents sur chantiers : « le premier élément de sécurité est la formation »

Publié le 04 septembre 2023

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Dans un secteur du BTP où les accidents sont malheureusement fréquents, le groupe Loxam et Bobcat redoublent d'efforts pour placer la sécurité au cœur de leurs préoccupations. Grâce à des technologies novatrices et une culture de la prévention, ils s'engagent à réduire les risques d'accidents et à se rapprocher du zéro accident.
Accidents sur chantiers : « le premier élément de sécurité est la formation » - Batiweb

Les accidents sur chantier sont une réalité quotidienne. Selon Paul Duphil, secrétaire général de l’OPPBTP, « il y a 1 accident toutes les 2 minutes dans le BTP en France ». Bien que ces accidents restent dans la plupart des cas bénins, il n’en demeure pas moins que le secteur déplore près de 200 morts chaque année.

 

Des innovations...

 

Conscient de cette réalité, le groupe Loxam met la sécurité et la prévention au cœur de ses engagements. À l’image de ses Rencontres de la Sécurité & de l'Environnement, que le loueur d’engins de chantier organise depuis six ans. 

« On essaie d'avoir une certaine exigence sur ces enjeux-là, c’est la volonté de Loxam et de son management. Dès 2014, on a proposé à nos clients la technologie de la barre anti-écrasement sur les nacelles. C’était d’autant plus significatif pour le groupe quand on sait que la plupart de ces accidents sont mortels », introduit Marianne Duplaine, directrice technique Loxam Access. 

En juillet 2021, le loueur de matériels annonce lancer une gamme de chariots télescopiques Loxsafe. Matériel incontournable sur les chantiers, les chariots télescopiques sont aussi connus pour être un équipement particulièrement accidentogène. Conçus en collaboration avec Manitou Group pour un dispositif de sécurité inédit et connecté, ces chariots de 14 mètres et 18 mètres sont dotés d’une barre anti-franchissement, d’un radar arrière de recul avec alerte sonore, ou encore de capteurs et alertes de risque de dévers.

« Toutes ces données permettent ensuite à nos équipes de mieux appréhender les raisons qui poussent l'opérateur de l'engin à s'exposer à des situations à risques lors de l'exécution de la tâche », explique Marianne Duplaine. « Ces engins sont toujours testés plusieurs fois, en amont de la production et par différents utilisateurs, pour valider le concept et garantir la sécurité de ses utilisateurs. On fait un vrai travail sur le cahier des charges pour qu'il soit exemplaire », poursuit-elle. 

En effet, les engins de chantiers doivent être soumis à des inspections régulières pour identifier et corriger les problèmes potentiels avant qu'ils ne se transforment en situations dangereuses. L'entretien préventif régulier est également essentiel pour prolonger la durée de vie des machines et maintenir leur performance.

« À la demande de Loxam, Bobcat a développé un joystick intelligent sur la mini-pelle. Son objectif : éviter les accidents liés à un geste malencontreux », explique de son côté Stéphane de Laplagnolle, responsable grands comptes Bobcat. Un engagement sociétal fort pour ce constructeur américain d'engins de chantiers. « Nous avons aussi mis sur le marché une télécommande qui permet d’intervenir à l’extérieur du poste de conduite qui permet de limiter les montées et les descentes de la cabine et de travailler en toute sécurité sur des sites parfois compliquésEt bientôt, un détecteur d’obstacle, encore plus intelligent que celui d’une voiture », annonce-t-il.

 

… et de la prévention

 

Malgré de nombreuses innovations technologiques, « il existe encore de nombreux accidents, comme on a pu le voir récemment sur les chantiers du Grand Paris», déplore Marianne Duplaine, qui nuance toutefois : « Si on on regarde l'accidentalité dans le secteur ou dans les grands groupes que l’on connaît, le taux de fréquence a drastiquement chuté ces 15 dernières années. Il y a eu une vraie prise de conscience ». 

« Le premier élément de sécurité est la formation, elle est indispensable », commente le responsable grands comptes Bobcat, à savoir apprendre les procédures de sécurité par cœur, les techniques de conduite, les protocoles d’urgence, et les règles spécifiques à chaque type de matériels. Mais cela passe également par une communication claire entre les opérateurs d'engins de chantiers, les autres travailleurs sur le site, et les superviseurs. « Il faut passer du mode réactif au mode proactif », insiste-t-il. 

Porter ainsi une culture de sécurité où les travailleurs sont encouragés à signaler les problèmes potentiels. « Avant, on avait mis en place des quarts d'heure mensuels, aujourd’hui on a des quarts d'heure hebdomadaires sur la sécurité. On en parle beaucoup plus librement, avec beaucoup plus de remontées de situation à risques », indique la directrice technique Loxam Access. Désormais, pour cette dernière, « les thèmes importants tournent autour de l’humain », comme réduire les risques de troubles musculo-squelettiques (TMS) et de maladies longue durée. 

« Sur cette culture de la sécurité, nous sommes tous alignés. Utilisateurs, constructeurs, loueurs, fédérations, on partage tous le même ressenti et le même besoin : se rapprocher le plus possible du zéro accident », conclut Stéphane de Laplagnolle. 

 

Propos recueillis par Marie Gérald

Photo de une : ©Adobe Stock 

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