Mayotte : après le cyclone Chido, l'heure est à la reconstruction
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Deux mois après le passage du cyclone Chido, qui a ravagé Mayotte le 14 décembre dernier, la loi d'urgence pour la reconstruction de l'archipel est effectivement entrée en vigueur avec sa publication au Journal officiel.
Définitivement adoptée au Parlement à la mi-février, cette loi vise à répondre aux besoins immédiats du territoire, tout en ouvrant la voie à une refonte plus globale.
Un plan de reconstruction d'ampleur
Avec des dégâts estimés à environ 3,5 milliards d'euros, selon le ministre des Outre-mer Manuel Valls, le cyclone Chido a laissé de profondes cicatrices sur le département le plus pauvre de France. L'une des priorités de cette loi concerne la reconstruction des écoles publiques, l'État prenant en charge leur rénovation et leur réhabilitation jusqu'au 31 décembre 2027.
Le texte prévoit également la création d'un établissement public spécialement dédié à la reconstruction de l'archipel.
Face à l'ampleur des destructions, la loi assouplit plusieurs règles d'urbanisme et de commande publique afin de permettre une reconstruction rapide. Des facilités fiscales ont également été mises en place pour accompagner les habitants et les entreprises dans cette phase critique.
Parmi les mesures phares, les propriétaires sinistrés pourront bénéficier d'un prêt à taux zéro pouvant aller jusqu'à 50 000 euros pour réhabiliter leur logement.
Vers une refondation du territoire
Si cette loi représente une première étape, le gouvernement envisage déjà un deuxième texte, destiné à poser les bases d'un développement économique, éducatif et social durable pour Mayotte.
Ce projet de loi, en préparation, devrait être présenté dans les prochaines semaines. « Après le temps de l'urgence et celui de la reconstruction, viendra celui de la refondation », a déclaré Manuel Valls, soulignant la nécessité d'un plan à plus long terme pour le territoire.
Marie Gérald (Avec AFP)
Photo de Une : Adobe Stock