Le drone Yuneec H520, nouvel allié des professionnels du bâtiment
Le drone à six rotors est compatible avec des caméras haute qualité (E50, E90 et CGOET) qui s’adaptent aux spécificités du chantier. Il propose une solution complète permettant de programmer le plan de vol en fonction de la topographie et de points de passage. Baptisée DataPilot, cette application est intégrée avec le système de contrôle matériel et logiciel du Yuneec H520. Sa conception garantit une exploitation en architecture fermée, sécurisant ainsi les images et les données.
Le drone est accompagné de la radiocommande ST16S intégrant un grand écran de 7 pouces et une liaison descendante vidéo HD pour la réception d’images en temps réel. Il se distingue de par son faible poids, inférieur à 2 kilos avec caméra. Il permet en outre à des tiers de concevoir des applications et des services à valeur ajoutée sur la plateforme sUAS pour divers usages professionnels.
Sécurité, flexibilité, accessibilité…
Quelques mois après son lancement, le drone a-t-il tenu ses promesses ? L’Atelier d’Architecture Rivat utilise le H520 depuis le mois de janvier et le verdict est plutôt positif.Julien Rivat, architecte et dirigeant de l’atelier, apprécie tout d’abord la « couleur vive » de l’appareil. La teinte permet « d’avoir le drone assez facilement en visuel quand on vole dans des environnements un peu contraints ».
Le drone à six rotors présente l’avantage de pouvoir « voler en mode dégradé ». Il vient ainsi rassurer son utilisateur qui hésite parfois à y accrocher une caméra performante « qui coûte vite très cher ».
Se référant au coût du matériel, Julien Rivat explique que Yuneec propose une caméra thermique d’un bon rapport qualité-prix. « Elle nous permet de contrôler certaines choses sur nos bâtiments passifs (…) et de vérifier par exemple la jonction cheminée-toit ». « Sur les bâtiments passifs, on est à la quintessence de la déperdition d’énergie. On traite tous les ponts thermiques et on vérifie les défauts d’étanchéité. »
Le drone permet ainsi de contrôler des zones difficiles d’accès et offre en outre plus de sécurité aux collaborateurs qui « n’ont pas toujours les outils et les équipements nécessaires ».
A titre d’exemple, Julien Rivat cite un chantier sur lequel l’usage d’un drone aurait été d’une grande aide. L’entreprise avait été mandatée par la ville de Saint-Etienne pour auditer une passerelle métallique qui présentait des défauts. Des cordistes avaient été mis à contribution. Les photos réalisées faisaient état de la dégradation de la passerelle mais les défauts registrés n’étaient pas toujours structurels.
Le drone offre un retour d’image « immédiat, instantané. L’ingénieur structure qui va faire le diagnostic peut indiquer au pilote vers où tourner la caméra et que photographier ».
Le mode team est également un réel avantage. Si l’agence d’architecture n’a pas encore utilisé cette fonction, le duo pilote/cadreur apparaît plus qu’intéressant. Le drone permet également de programmer des missions :
« le drone décolle et fait le même parcours ».
« On peut par exemple, de manière très intuitive et rapide, définir une zone et un maillage pour que le drone prenne des images à intervalle régulier ». Cet usage permet « d’exploiter des orthophotographies et de recréer un mappage du site. Sur un grand terrain, on va pouvoir déterminer la topographie du site ».
Un atout pour la communication d’entreprise
Un drone, c’est également l’occasion de faire de belles images. Julien Rivat compte d’ailleurs s’appuyer sur le H520 de Yuneec pour créer, sur un prochain chantier, un « timelapse dynamique ».Le drone peut filmer en continu sur 360°. Grâce à son train d’atterrissage rétractable, il offre une vision sans obstacle. « Le pilote peut tourner la caméra à sa guise » et obtenir « une excellente qualité et stabilité d’image ».
La technologie présente ainsi de vrais atouts pour le secteur du bâtiment : elle permet « de prévenir les désordres, de détecter une malfaçon » Les entreprises sont également « d’autant plus vigilantes. On ne peut rien laisser au hasard », conclut Julien Rivat.
R.C
Photo de une : ©Yuneec
En avril dernier, Yuneec a annoncé que le logiciel Pix4Dcapture était désormais disponible pour le H520. Il permet aux acteurs concernés de recueillir des données d’images « extrêmement » précises et géoréférencées pour la création de modèles 3D. |